Manie, tic, toc ... Qui est là ?

Mis à jour : mai 6




Nous avons tous eu (ou avons encore) des petits rituels, des petites manies qui peuvent parfois agacer mais qui nous rassurent...

Pour conjurer le mauvais sort, apaiser notre nervosité, nous aider à nous concentrer, faire revivre un moment de notre enfance ou rendre hommage à une personne aimée… Les raisons sont multiples !


Plus ou moins conscientes mais toujours volontaires et contrôlées, ces petites habitudes peuvent agacer ou faire sourire vos proches : chanter sous la douche, griffonner en téléphonant, se regarder dans la glace dès que l’occasion se présente, ne pas se coucher sans son infusion du soir, marquer sa page en en pliant le coin, laisser toujours un fond dans son verre, se parler à voix haute, replacer une marchandise dans le bon rayon en magasin (quand on n’est pas employé !) …


Et vous, quelles sont les vôtres ?


Les manies, ce sont donc des goûts (ou des habitudes) très personnels qui peuvent paraître bizarres, un peu déraisonnés, pas forcément communs ou utiles, auxquels on tient et qui participent à notre singularité.

Elles vont et viennent, ont leur propre sens pour nous, sont souvent « élaborées » et peuvent facilement se réprimer sans que ça joue sur notre équilibre.

Je trouve qu’il y a une forme de tendresse dans la manie, elle est comme un « accessoire » de nos comportements...

On la nomme parfois « tic », pourtant une manie n’est pas un tic.


Mais alors, c’est quoi un tic ?


Le tic, à la différence de la manie, n’est pas volontaire ! Il s’agit le plus souvent d’un mouvement simple (donc peu élaboré), brusque et compulsif, inconscient et parasite qui se greffe à notre attitude générale.

En bref, cligner des yeux, hausser les sourcils, se gratter le visage, se racler la gorge, faire des bruits de succion, rouler des épaules, hocher la tête, tout cela sans raison, de manière intempestive et répétée, sans contrôle, voilà à quoi peut ressembler un tic !



Même s’il peut agacer ou faire sourire comme la manie, il peut assez rapidement devenir problématique s'il devient envahissant et constant !


Savez-vous que les tics apparaissent plus souvent chez le garçon, après 7 ans ?

Ils sont généralement liés à une insécurité émotionnelle, d’où leur manifestation assez transitoire suivant la sensibilité de l'individu et/ou les événements.

Il y a également un phénomène environnemental qui explique que plusieurs membres d’une même famille soient « tiqueux ».

On peut réprimer un tic, sur une courte durée. Par contre, ils disparaissent d’eux même pendant le sommeil…


Le tic est donc le signe d’un malaise souvent non-exprimé, transitoire (lié à une source de stress ponctuelle) ou chronique.

S'il s'installe, chez l’enfant notamment, il est un signal important à prendre en compte pour lui apporter écoute, dialogue et soutien, voire consulter un professionnel, d’autant plus que l’enfant peut rapidement se retrouver exposé à des moqueries qui peuvent aggraver son mal-être.



Il peut également (rarement) s’agir du syndrome de Gilles de la Tourette (SGT), une maladie « neurologique » qui débute avant 18 ans et touche davantage les garçons que les filles. Cette « maladie des tics », parfois spectaculaire, encore mystérieuse quant aux causes et aux traitements, s’installe progressivement et met encore des années à être diagnostiquée…


Et les tocs, alors ?


On peut prendre un TOC pour un tic et pourtant, sur bien des aspects c’est assez différent.

Un TOC, c’est un Trouble Obsessionnel Compulsif.

Et comme son nom l’indique, il présente deux composantes : l’obsession et la compulsion.

  • Parlons d’abord des obsessions : le TOC se manifeste sous la forme d’idées ou d’images pénibles, douloureuses ou répugnantes qui s’imposent constamment à la personne et qu’elle essaie de chasser avec anxiété. Ces idées ou images peuvent être liées à une crainte, un sentiment de culpabilité, la peur de mal agir ou de ne pas se contrôler… Tout ça se passe dans la tête d’abord !

  • Parlons maintenant de la compulsion : Le TOC s’exprime alors en actes souvent absurdes (vérification, lavage, comptage…) que la personne se sent contrainte de répéter pour lutter contre ses obsessions et ses angoisses. Ces actes ou rituels peuvent être parfois symboliques ou superstitieux, mais ils sont surtout excessifs dans la durée, la répétition et très difficiles à réprimer. Un TOC réprimé pendant 10 minutes aura tendance à s’exprimer doublement dans les 10 minutes d’après !

Les TOC peuvent avoir un lourd retentissement sur le quotidien de la personne et devenir invalidants. Par exemple, un TOC de vérification peut entraîner des retards au travail et induire un licenciement à long terme !

Les TOCS sont donc des manifestations anxieuses qui, quand ils s'aggravent, peuvent provoquer une grande souffrance et un grand préjudice à la personne, en envahissant tous les aspects de son quotidien. Le plus souvent, ils sont associés à un trouble plus général comme une dépression, des troubles alimentaires, un trouble anxieux, une phobie sociale… d’où la nécessité de consulter pour aller mieux.


Donc les tocs, comme les tics et les manies, peuvent agacer ou faire sourire …


Mais surtout, si vous souffrez de TOC, n’ayez pas honte, ne banalisez pas votre souffrance et n'hésitez pas à en parler à votre médecin traitant ou un professionnel du champ psy.


Thérapie comportementales (TCC), méditation pleine conscience, médication (antidépresseurs ISRS) si nécessaire, sont des pistes dont l’efficacité est reconnue pour diminuer favorablement les TOC et retrouver la sérénité !


A bientôt !

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